Annoncé quelques mois après le Qrevo Curv et présenté au CES de Las Vegas, le Roborock Saros 10R intrigue autant qu’il interpelle. Avec son format ultra-plat de seulement 7,98 cm, sans tourelle LiDAR, ce robot semble opérer un retour aux sources du genre, celui des modèles d’entrée de gamme aux déplacements aléatoires et aux fonctionnalités limitées. Mais ne vous y trompez pas : le Saros 10R est bien un produit de 2025, conçu pour allier compacité et innovation. Nous avons pu tester ce modèle pendant plusieurs semaines sur une surface cumulée de 600 m².
Ce retour d’expérience complet nous permet d’évaluer ses forces et ses faiblesses. Alors, que vaut vraiment le Roborock Saros 10R ? Découvrez notre test et avis sur ce robot aspirateur laveur dans cet article !
Les avantages
✅ Ultra-plat, passe sous les meubles bas
✅ Navigation 3D précise avec reconnaissance avancée des objets
✅ Aspiration puissante, y compris sur tapis épais
✅ Systèmes anti-enchevêtrement très efficaces
✅ Lavage à l’eau chaude et station auto-nettoyante
✅ Application complète avec IA
✅ Possibilité de laisser les serpillères à la base
✅ Très beau design
Les inconvénients
❌ Pas de détergent fourni
❌ Pas de mode swing pour nettoyer sous certains meubles
❌ Reconnaissance imparfaite de certains objets petits
Pésentation du Roborock Saros 10R
Roborock revient avec un modèle qui bouscule les standards. Le Saros 10R mise sur un design ultra fin sans compromettre la technologie embarquée. Voici ce qu’il cache sous son capot !
Un robot ultra-plat mais bardé de capteurs
Le Saros 10R marque une rupture dans le design habituel des robots aspirateurs Roborock. Exit la tourelle LiDAR classique, ici remplacée par un lidar semi-conducteur Starsight 2.0, totalement intégré au châssis.
Cette technologie de nouvelle génération s’appuie sur un double laser 3D capable de scanner l’environnement avec une précision de 21 600 points de contrôle, à la manière d’une reconnaissance faciale. Résultat : une cartographie en 3D complète, sans sacrifier la hauteur. Le robot ne mesure que 7,98 cm de haut, un record pour ce niveau de technologie.
Ce système s’appuie sur plusieurs capteurs : deux caméras ToF 3D à l’avant et à l’arrière, pour une perception en profondeur, ainsi qu’une caméra RGB accompagnée d’un éclairage LED, permettant à l’IA de reconnaître plus de 108 objets du quotidien, même de petite taille (à partir de 2 × 2 cm). Un capteur latéral innovant vient compléter l’ensemble pour identifier les obstacles inclinés, comme les pieds de chaises de bar ou les meubles aux formes complexes.
Le design est particulièrement soigné, alternant différents tons de noir avec des protections discrètes sur tout le pourtour, un bumper frontal classique, et deux boutons minimalistes sur le dessus (alimentation et retour à la base).
On y retrouve également un compartiment à poussière avec filtre HEPA, facile d’accès mais sans système de charnière pour le couvercle.
Un châssis adaptable et des brosses conçues contre les poils
Sous le capot, Roborock annonce une puissance d’aspiration de 19 000 Pa. Si ce n’est pas la valeur la plus élevée du marché, elle reste largement suffisante pour la majorité des usages, y compris sur les tapis à poils longs, où elle fait la différence. Le robot repose sur deux grandes roues crantées et un châssis Adaptalift, capable de se soulever automatiquement en deux niveaux (jusqu’à 4 cm) pour franchir des seuils ou grimper sur des tapis plus épais.
Pour répondre à l’un des problèmes les plus remontés par la communauté (les enchevêtrements de poils et cheveux), Roborock propose une double solution : la DuoDivide Main Brush, composée de deux brosses en silicone coniques tournant à des vitesses différentes, et la Flexi Arm Raiser Side Brush, une brosse latérale redessinée avec deux types de poils pour mieux ramener la saleté vers l’aspiration.
Ce système devrait surpasser les performances déjà solides des modèles TriCut chez Dreame. À l’arrière, deux serpillères rotatives tournant à 200 tr/min assurent le lavage du sol, avec un relèvement de 10 mm, pouvant atteindre 22 mm grâce à l’élévation du châssis. La serpillère droite est déportée pour un nettoyage plus précis le long des plinthes et pieds de meubles.
Pendant le lavage, de l’eau chaude est injectée directement sur les serpillères via de petits orifices pour maintenir une humidité constante. Le robot peut retourner automatiquement à sa base pour le nettoyage des serpillères et le remplissage du réservoir, selon les réglages manuels ou via l’IA et son mode Smart Plan.
Une station multifonction haut de gamme et bien pensée
Roborock ne s’est pas contenté d’un robot innovant : la station d’accueil du Saros 10R est également impressionnante. Recouverte d’une façade en verre trempé anti-reflet, elle affiche un design premium et limite étonnamment bien les traces de poussière.
Elle abrite deux grands réservoirs de 4 litres pour l’eau propre et l’eau sale, un bac à détergent de 590 ml (non fourni, dommage à ce prix), et un sac à poussière de 2,5 litres, à remplacer tous les quelques mois selon l’environnement.
En partie basse, la station gère toutes les fonctions : vidange, recharge, remplissage en eau et même dépôt automatique des serpillères pour aspirer les tapis sans les mouiller.
Les serpillères y sont lavées à 80 °C puis séchées pendant 3 heures à 55 °C, un processus qui éliminerait jusqu’à 99 % des bactéries selon Roborock. Des capteurs intelligents déterminent si un second nettoyage est nécessaire dans une zone donnée.
Des racloirs inspirés du Dreame X40 viennent gratter les résidus au fond de la base, qui reste étonnamment propre après plus de 600 m² de test.
En cas de besoin, la station peut elle-même être auto-nettoyée à 80 °C. Tous les composants internes sont démontables pour un entretien manuel, même si aucune brosse n’est fournie .
Enfin, comme sur certains modèles concurrents, un assistant vocal est intégré. Ici nommé Hello Rocky, il permet de contrôler de nombreuses fonctions vocalement, même si l’ensemble reste encore perfectible. L’application permet quant à elle un contrôle précis ou automatisé via l’intelligence artificielle intégrée et le module Smart Plan.
Les différences entre le Roborock Saros 10 et 10R
Si vous suivez l’actualité Roborock, vous avez sans doute remarqué l’existence de deux modèles très proches. Et pour ceux qui découvrent l’information, n’hésitez pas à consulter notre comparatif entre le Saros 10 et le Saros 10R.
Test complet du robot aspirateur Roborock Saros 10R
Après plusieurs semaines d’utilisation et plus de 600 m² nettoyés dans divers environnements, il est temps de passer à la phase de test du Roborock Saros 10R.
Pour cette évaluation terrain, nous nous sommes concentrés sur quatres aspects clés : la détection des obstacles, le nettoyage des coins, le franchissement d’obstacle et la qualité globale du lavage des sols. Vous le retrouverez en action dans notre vidéo Youtube !
Dans l’ensemble, le Roborock Saros 10R s’est très bien comporté en conditions réelles. Il n’a rencontré aucun souci pour franchir les seuils de porte, a correctement identifié les taches au sol ainsi que les petits objets. Seules deux erreurs ont été relevées : une grosse poussière confondue avec un tissu, que le robot a donc choisi d’éviter, et un Playmobil non reconnu.
Hormis ces exceptions, la détection s’est révélée précise et efficace, même dans des environnements complexes. Pour un aperçu complet de la gestion via l’application mobile, rendez-vous encore une fois sur notre vidéo de test.
Les points forts du Saros 10R
Le Roborock Saros 10R cumule les bons points, et heureusement, compte tenu de son positionnement tarifaire. À l’usage, il se révèle particulièrement agréable au quotidien. Grâce à l’absence de tourelle LiDAR, remplacée par une caméra 3D ToF, le robot atteint une hauteur réduite de 7,98 cm, lui permettant de passer sous de nombreux meubles inaccessibles pour d’autres modèles, comme le Narwal Z10 Ultra et ses 11 cm. Cette différence de 3 cm est loin d’être négligeable.
La stratégie de nettoyage intelligente Smart Plan, pilotée par l’IA, est étonnamment précise. Le robot n’hésite pas à repasser une zone si le sol lui semble encore sale. Autre bon point : la gestion de la consommation d’eau. Avec seulement 4 litres utilisés, il limite les recharges fréquentes des réservoirs, ce qui le rend plus autonome sur de grandes surfaces.
Roborock impressionne également par l’efficacité de ses systèmes anti-enchevêtrement.
Même en présence de touffes de poils, les brosses font leur travail sans blocage. L’aspiration reste efficace sur tapis épais, et sur sol dur, le résultat est tout simplement excellent : aucun résidu ni trace après le lavage.
La station d’accueil du robot reste propre, sans odeur ni stagnation d’eau, même après plusieurs jours d’utilisation. Et même si cela peut paraître secondaire, le design du robot attire l’œil, un vrai plus dans une pièce à vivre.
Il serait difficile de lui trouver de vrais défauts tant l’ensemble est bien pensé. Mais quelques axes d’amélioration subsistent, que nous allons évoquer juste après.
Les points faibles du Roborock Saros 10R
Difficile de parler du Saros 10R sans évoquer son prix, qui dépasse largement la barre des 1 000 €. Certes, le robot est presque irréprochable, mais certains concurrents comme le Dreame L50 offrent d’excellentes performances en aspiration et lavage pour un tarif bien plus accessible. Le coût élevé du Saros 10R s’explique en partie par son système de localisation de nouvelle génération, qui devrait logiquement se démocratiser et baisser en prix sur les prochaines versions.
Autre détail regrettable : La station dispose d’un distributeur de produit mais aucun flacon de détergent n’est fourni.
Un petit geste commercial aurait été apprécié, d’autant plus qu’il aurait permis de fidéliser les utilisateurs aux produits Roborock.
Côté assistant vocal, quelques limitations subsistent. Un bug a été constaté lors des tests, rapidement remonté au service client via email, avec une réponse rapide à la clé. Toutefois, il n’est pas encore possible de lier l’assistant vocal à des tâches personnalisées créées dans l’application. Par exemple, une commande comme « Hello Rocky, nettoie après repas » pour déclencher automatiquement le nettoyage de la cuisine et de la salle à manger reste hors de portée, là où ce type de fonctionnement serait vraiment utile. À noter que des limites similaires ont été relevées chez Dreame avec le L40s Pro Ultra et Mova avec le Z50 Ultra.
Le lavage des sols est efficace, mais il manque une fonctionnalité devenue courante chez certains concurrents : le mode swing. Présent chez Dreame depuis le L20 et chez Mova avec le P50 Pro, ce mode permet au robot, lorsqu’il détecte un espace suffisant, de faire pivoter son corps avec les serpillères déployées pour aller encore plus loin sous des meubles comme un réfrigérateur.
Espérons qu’une mise à jour viendra combler ce manque.
Enfin, petit bémol sur l’aspect pratique : aucun espace n’est prévu pour ranger le câble d’alimentation. Sur un produit aussi haut de gamme, ce détail de finition aurait pu être anticipé. Il faudra donc improviser un enroulage discret derrière la station.

Notre avis final sur le Roborock Saros 10R
Roborock signe ici un modèle résolument novateur, intégrant une technologie de navigation avancée avec ses capteurs ToF 3D faisant office de LiDAR compact. Tout a été soigneusement pensé : le design, la conception, la station multifonction, sans oublier une application riche et bien construite. C’est un produit abouti, taillé pour séduire les utilisateurs exigeants.
Si vous cherchez un des meilleurs robots aspirateurs haut de gamme performant et agréable à utiliser au quotidien, le Saros 10R est clairement une valeur sûre. Mais si votre budget est plus limité, d’autres modèles plus accessibles comme le Dreame L40s Ultra, actuellement en test chez nous, pourraient offrir une excellente qualité de nettoyage avec simplement un peu moins de fonctionnalités annexes.
Merci pour votre lecture. N’hésitez pas à poser vos questions en section commentaires !
Passionné de high-tech, Romain est un spécialiste des robots et balais laveurs. Toujours attentif aux innovations, il partage ses analyses techniques et astuces pour vous guider vers les meilleurs choix.

Bonjour, comment peut-on faire quand on a un étage, merci
Bonjour, il faudra lancer une deuxième cartographie a l’étage et faire les allers retours pour qu’il lave ses serpillères