Après le succès commercial de son modèle d’entrée de gamme, le E30 Ultra, Mova continue d’évoluer pour faire face à une concurrence toujours plus dynamique. La marque dévoile le Mova E40 Ultra, un modèle de milieu de gamme qui devrait répondre aux attentes du plus grand nombre.
Entre une puissance d’aspiration nettement revue à la hausse, un système de lavage plus abouti, une autonomie confortable et quelques compromis matériels, que vaut réellement ce Mova E40 Ultra face à une concurrence féroce ? La réponse dans ce test.
Les avantages
✅ Détection d’obstacle précise
✅ Très bonne autonomie
✅ Lavage efficace du sol
✅ Séchage des serpillères à air chaud
✅ Assistant vocal tiers (Alexa, Google, Siri)
✅ Garantie 3 ans
✅ Excellent rapport qualité / prix
Les inconvénients
❌ Pas d’accessoires de rechange
❌ Brosse silicone fragile mais remplaçable par la Cleanshop
❌ Pas de dépose possible des serpillières pour l’aspiration des tapis épais
Présentation du robot aspirateur Mova E40 ultra
Évolution du E30 Ultra, le Mova E40 Ultra reprend de nombreuses caractéristiques de son prédécesseur, tout en intégrant quelques améliorations notables. Voici ce qu’il propose côté design, équipements, puissance et base de recharge.
Un design sobre sans fioriture
Le Mova E40 Ultra conserve les lignes du E30 Ultra, avec un format classique et une coque au design discret. Rien de particulièrement premium ici, mais l’ensemble reste sobre et fonctionnel. La base, en revanche, est assez imposante, avec une hauteur de 59 cm. Un encombrement à prendre en compte selon l’endroit où elle sera installée.
Le robot affiche un gabarit standard : 3,9 kg sur la balance, 35 cm de diamètre et 9,8 cm de haut. Ce n’est pas le modèle le plus compact du marché, mais cela reste dans la norme. À titre de comparaison, le Roborock Saros 10R descend à 7,98 cm.
Systèmes de navigation et détection des obstacles
Pour se déplacer, le robot s’appuie sur une tourelle LiDAR et un laser 3D horizontal (Adapt), une combinaison désormais éprouvée qui permet une bonne couverture des surfaces.
En l’absence de caméra, il ne reconnaît pas les objets à éviter, mais a l’avantage de ne pas s’interrompre inutilement sur des amas de saletés.
L’ultrason pour la détection des tapis, le capteur de vide et une gestion correcte des obstacles assurent une navigation globalement efficace. Cela n’empêche toutefois pas de devoir débarrasser le sol avant chaque passage pour en optimiser l’efficacité !
Équipements : entre continuité et évolutions
Sous le robot, on retrouve une brosse centrale en silicone, identique à celle du E30.
Elle s’emmêle rapidement avec les cheveux longs, mais peut être remplacée par une brosse CleanShop plus robuste (environ 20 €, en version générique, 50€ version officielle).
Les deux serpillières rotatives se relèvent automatiquement pour ne pas mouiller les tapis jusqu’à 10,5 mm d’épaisseur.
La nouveauté ici, c’est la serpillère de droite qui peut se déporter latéralement de 4 cm pour mieux longer les murs et les plinthes.
Une brosse latérale anti-enchevêtrement est également présente, bien qu’elle ne soit pas déportée. Quelques miettes pourront donc rester dans les angles.
Autre ajout appréciable absents sur le Mova E30 et le Xiaomi X20+ : un réservoir d’eau interne de 80 ml permet d’humidifier les serpillières en continu, évitant des allers-retours trop fréquents à la base.
Le bac à poussière, de 300 ml, est équipé d’un filtre HEPA.
Côté aspiration, la montée en puissance est spectaculaire : 19 000 Pa, contre 6 000 Pa pour le E30. Un bond significatif qui place ce modèle au niveau du Mova Z50, pourtant plus haut de gamme.
Station d’autovidage, entretien et autonomie
La base du E40 Ultra accueille deux réservoirs : 4,5 L pour l’eau propre, 4 L pour l’eau sale. Dans une configuration de 50 m² nettoyée quotidiennement, un cycle de remplissage/vidange tous les 2 à 3 jours suffit.
Un sac de 3,2 L permet la vidange automatique du bac à poussière intégré au robot. De quoi espacer les manipulations pendant plusieurs semaines. En façade, on retrouve l’emplacement pour un bac à détergent… non fourni. Et pour cause : ce dernier n’est utilisé que pour laver les serpillières sur la base.
En pratique, il est possible d’ajouter directement un détergent compatible pour aspirateurs robots dans le réservoir d’eau propre.
Le système de lavage à l’eau froide reste identique à celui du Mova E30, efficace et sans excès. Le séchage à air chaud (45 °C) fait ici son apparition, un ajout très attendu qui améliore nettement l’entretien des serpillières entre deux cycles.
Enfin, l’autonomie est assurée par une batterie de 5200 mAh. Allégé de certains composants comme la caméra ou le micro (et donc sans assistant vocal natif), le robot gagne en endurance. Il reste compatible avec les assistants vocaux tiers (Google Assistant, Alexa, Siri) pour les commandes de base.
Revue de l’application mobile
Pour exploiter pleinement les capacités du Mova E40 Ultra, il est indispensable de passer par l’application mobile dédiée. Disponible sur Android et iOS, elle nécessite une connexion au réseau Wi-Fi 2,4 GHz du domicile. L’appairage se fait facilement en suivant les étapes guidées à l’écran.
Dès la première utilisation, le robot effectue une cartographie rapide de l’espace pour générer un plan cloisonné. Il identifie automatiquement les différentes pièces et les nomme, mais nous pouvons ensuite personnaliser cette carte à sa guise : fusion ou séparation de zones, renommage, masquage de pièces spécifiques comme une véranda, création de zones interdites ou de murs virtuels, ou encore indication du type de revêtement au sol.
L’application permet de piloter l’ensemble des réglages du robot, même à distance.
Parmi les nombreuses options disponibles, on retrouve la programmation du nettoyage pièce par pièce, la personnalisation des cycles (aspiration seule, lavage seul, ou les deux en simultané), le paramétrage des tapis et moquettes, la création de routines en raccourci, ou encore la gestion du multi-étage. A noter que le mode « Clean Genius », qui adaptait automatiquement les cycles de lavage en fonction du niveau de saleté, a disparu, faute de capteur dédié dans la base.
L’entretien n’est pas oublié : l’application donne accès au contrôle du nettoyage et du séchage des serpillières, à la vidange automatique du bac à poussière, ainsi qu’à l’état d’usure des accessoires. Complète, fluide et stable, l’application Mova s’impose comme l’une des plus abouties du marché au côté de Dreame et Roborock.
Test du Mova E40 Ultra en condition réelle
Place au terrain. Le Mova E40 Ultra est mis à l’épreuve dans des conditions réalistes, avec un mélange de saletés diverses, cheveux, miettes, poussières et même liquides sur sol dur comme sur tapis. L’objectif est simple : évaluer ses performances d’aspiration, de lavage et sa capacité à gérer des environnements variés.
Dans la foulée, le robot sera chargé d’entretenir le reste du rez-de-chaussée, soit 50 m², pour observer son comportement en conditions prolongées : état du sol avant/après, remplissage du bac à poussière, propreté des serpillières, état de la base, consommation d’eau… tout est passé en revue.
Le test est effectué en mode personnalisé : aspiration suivie du lavage, avec une puissance d’aspiration standard, une humidité réglée sur 20 et deux cycles consécutifs.
Afin de préserver les serpillières, le cycle démarre par l’aspiration du tapis.
C’est en effet la seule manière d’éviter que les serpillières ne soient en contact avec les fibres épaisses. Si votre intérieur comporte plusieurs tapis ou moquettes de plus de 5 mm d’épaisseur, mieux vaudra envisager un modèle supérieur, comme le Mova P50 Pro Ultra, qui permet de déposer les serpillières automatiquement dans la station.
Le robot sort de sa base, se localise rapidement, puis se dirige vers le tapis. Au contact, la puissance d’aspiration grimpe automatiquement à son maximum, soit 19 000 Pa. Même sur un tapis épais, il évolue sans difficulté et récupère la majorité des saletés.
Il peut subsister quelques débris, mais le résultat global est très satisfaisant.
Une fois le tapis nettoyé, le robot retourne à sa base pour rincer ses serpillières et remplir son réservoir interne de 80 ml. Cette phase de préparation dure environ deux minutes. Il entame ensuite son cycle de lavage sur sol dur, en commençant par le détourage de la pièce. Grâce à sa serpillière latérale déportée, il longe efficacement plinthes et murs, pendant que la brosse rotative s’adapte aux angles et aux petits obstacles.
Le Mova E40 Ultra profite ici de la fonction Robot Swing : il détecte les espaces étroits (comme sous un frigo ou un meuble) et effectue alors des mouvements de rotation pour pousser ses serpillières au plus loin.
L’absence de caméra est finalement un avantage dans certains cas : il ne confond pas des amas de poils ou de poussière avec des obstacles et continue sa tâche sans hésitation.
Le nettoyage se poursuit en aller-retour dans la cuisine, puis dans les autres pièces.
Le robot est paramétré pour rincer ses serpillières après chaque pièce, mais ce comportement peut être modifié selon le nombre de mètres carrés parcourus ou un temps défini. Il est également possible de choisir l’ordre de passage des pièces via l’application. Dans ce test, l’ordre habituel a été conservé : cuisine, salle à manger, salon, etc.
Résultat de nettoyage et entretien du robot aspirateur
Après 90 minutes de fonctionnement, le Mova E40 Ultra termine son cycle. Il est temps de dresser le bilan.
Le résultat est très satisfaisant. Le robot s’est montré efficace, notamment grâce à une fiche technique proche de certains modèles haut de gamme. La brosse centrale en silicone, bien qu’efficace, reste sensible à l’enchevêtrement de cheveux.
Il peut donc être judicieux d’opter pour une brosse CleanShop, plus résistante et plus facile à entretenir au quotidien.
Les serpillières, nettoyées régulièrement durant le cycle, ressortent relativement propres.
Le bac à poussière est bien rempli, signe d’une bonne capacité d’aspiration. Une fois de retour à sa base, le robot effectue sa vidange automatique et le nettoyage des serpillières. Le bac interne est vidé efficacement, même s’il reste quelques particules fines collées au filtre. Un nettoyage manuel régulier du filtre, à l’eau claire, est conseillé pour maintenir la puissance d’aspiration.
Le séchage à air chaud (45 °C) prend environ deux heures. À l’issue de cette phase, les serpillières sont parfaitement sèches. La base reste propre, sans résidu visible, ce qui témoigne d’un entretien bien maîtrisé par le système.
Sur cette session de 50 m², le robot a consommé environ 1,2 L d’eau propre. Le temps de nettoyage (ici 90 minutes) n’est pas un critère déterminant : le robot est justement conçu pour fonctionner en autonomie pendant votre absence, et les durées peuvent varier selon la configuration de l’habitat et les réglages choisis. Dans l’ensemble, le Mova E40 Ultra remplit parfaitement sa mission.
Faut-il investir dans un robot plus cher que le Mova E40 Ultra ?
Le Mova E40 Ultra propose déjà un niveau d’équipement très complet pour son positionnement tarifaire, mais certains modèles haut de gamme peuvent justifier un investissement supplémentaire selon les besoins.
Les robots plus onéreux comme le dernier Mova Z60 Ultra Roller intègrent généralement des caméras avec intelligence artificielle, permettant une reconnaissance plus précise des petits objets à éviter (chaussures, câbles, jouets, etc.).
Certains sont aussi capables d’identifier la nature des salissures (liquides ou solides) et d’adapter le protocole de nettoyage en conséquence.
D’autres fonctionnalités, comme la possibilité de retirer automatiquement les serpillières dans la station avant l’aspiration d’un tapis, offrent un confort supplémentaire dans les logements avec beaucoup de moquettes ou de textiles épais.
Certains modèles peuvent également effectuer des rondes de surveillance via l’application mobile, utiles pour garder un œil sur vos animaux ou l’état de votre intérieur en votre absence.
Le site de Mova permet de comparer facilement les différentes gammes afin d’identifier les écarts en matière de fonctionnalités. Si le E40 Ultra couvre déjà l’essentiel, les modèles supérieurs conviendront à ceux qui recherchent un appareil encore plus autonome et intelligent.

Notre avis synthétique sur le robot laveur Mova E40 Ultra
Après avoir testé de nombreux robots aspirateurs, de l’entrée de gamme aux modèles premium, le Mova E40 Ultra se positionne comme un compromis équilibré, capable de répondre aux besoins d’un large public. Bien équipé, performant et autonome, il coche la plupart des cases attendues dans cette gamme de prix.
On regrette néanmoins l’absence de la brosse CleanShop en standard, ainsi que celle du bac à détergent, malgré la présence de l’emplacement dédié. Des détails qui auraient pu être intégrés sans impacter significativement le coût. Autre point à considérer : la proximité tarifaire avec le Mova P50 Ultra, parfois proposé en promotion à un prix similaire, tout en offrant des fonctionnalités plus avancées.
Le Mova E40 Ultra pourrait rapidement devenir un best-seller si son prix venait à baisser notamment pendant les périodes de promotions, comme ce fut le cas pour le E30 Ultra. Une référence à suivre de près !
Merci pour votre lecture. N’hésitez pas à poser vos questions en section commentaires !
Passionné de high-tech, Romain est un spécialiste des robots et balais laveurs. Toujours attentif aux innovations, il partage ses analyses techniques et astuces pour vous guider vers les meilleurs choix.
