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On a testé le Yuka Mini 500 et le Mova 600 : Lequel choisir ?

Les marques chinoises comme Mova, Mammotion ou Segway développent des robots tondeuses sans fil performants, avec cette année une nouveauté notable : des modèles proposés à moins de 1 000 €. Parmi eux, les Mova 600 et Mammotion Yuka mini 500 ont retenu notre attention lors de nos tests grâce à leurs caractéristiques techniques intéressantes, bien qu’ils reposent sur deux technologies de localisation très différentes.

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Mais alors, quel robot tondeuse choisir choisir entre le Yuka mini 500 et le Mova 600 selon vos critères ? Découvrez notre analyse dans cet article.

Découvrez nos deux tests en vidéo !

Notre comparatif entre ces deux robots tondeuses s’appuie sur nos deux vidéos de test. Vous pouvez les découvrir ci-dessous pour mieux comprendre l’analyse qui suit !

Les points communs entre les deux robots tondeuses

Avec les nouveaux robots tondeuses, plus besoin d’installer un contraignant fil périphérique enterré pour délimiter la zone à tondre. C’est notamment le cas des Mova 600 et Mammotion Yuka 500, deux modèles sans fil qui s’appuient sur une technologie simple à mettre en place, capable de s’adapter à des jardins complexes de petite ou moyenne taille (entre 500 et 700 m²).

La base de chargement s’installe à portée du réseau Wi-Fi, afin de bénéficier des mises à jour logicielles. Une application dédiée permet de rester connecté à son robot, de cartographier le jardin (en le guidant manuellement autour de la zone de tonte), et de suivre l’avancement en temps réel depuis l’écran.

La tonte est assurée par un disque équipé de lames de type rasoir, faciles à remplacer. La hauteur de coupe est réglable manuellement sur ces modèles. Pour franchir des pentes allant jusqu’à 45 % (selon les fabricants), les robots s’appuient sur deux roues arrière motrices crantées et deux roues folles à l’avant, facilitant les rotations sans abîmer le gazon. Il est également possible de définir plusieurs zones de tonte.

Côté sécurité, les deux modèles disposent de capteurs de détection d’obstacles et d’un bouton d’arrêt d’urgence bien visible sur le dessus. Un tableau de bord regroupe les commandes de base : démarrage, retour à la station, et molette de réglage de la hauteur de coupe (entre 20 et 60 mm), une plage un peu juste en été pour préserver l’humidité du sol.

Les principales différences entre le Mova 600 et le Yuka Mini 500

Maintenant que les points communs ont été passés en revue, intéressons-nous aux différences notables entre le Mova 600 et le Mammotion Yuka 500.

Design et conception

Le design du Mova 600 s’inspire du Dreame A1, avec une carrosserie grise sobre et une poignée de transport à l’arrière, pratique pour le déplacer. Toutefois, cette surface reste sensible aux rayures. Le tableau de bord, situé sur le dessus du robot, est protégé par un carter qui, malheureusement, ne dispose d’aucun système d’attache.

Sous le capot, on retrouve un disque de coupe de 20 cm équipé de trois lames. Le robot affiche des dimensions de 64,3 × 41,9 × 27,9 cm pour un poids de 10 kg.

De son côté, le Yuka Mini 500 adopte un format de 66 × 47 × 37 cm. Son design mise avant tout sur l’efficacité, sans chercher à être forcément esthétique. Il embarque un disque de coupe central de 19 cm, équipé cette fois de cinq lames — soit deux de plus que le Mova.

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On apprécie également la présence de protections sur la carrosserie, absentes du Mova (et du Dreame A1), ce qui rend l’ajout d’accessoires de protection vivement conseillé.

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Dans ce duel, l’avantage esthétique revient au Mova, avec un design plus soigné. Le Yuka, de son côté, se montre plus adapté aux contraintes extérieures grâce à des protections intégrées et des matériaux pensés pour résister à la longue.

Technologie de navigation

Les robots tondeuses sans fil peuvent s’appuyer sur différentes technologies de localisation : le GPS RTK, le LiDAR rotatif, la caméra assistée par IA, et plus récemment le NetRTK, une technologie développée par Mammotion.

Le GPS RTK (Real Time Kinematic), utilisé par le Mammotion Yuka Mini, repose sur la transmission en temps réel de données de correction issues d’une station d’observation. Le robot intègre ces informations pour affiner son positionnement, avec une précision au centimètre près, là où le GPS classique peut présenter une marge de plusieurs mètres.

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Le Yuka Mini se distingue aussi par sa caméra intégrée, dotée d’un éclairage LED. Celle-ci permet non seulement de surveiller les tontes en temps réel, mais aussi de réaliser des rondes de surveillance en votre absence. Assistée par intelligence artificielle, elle est capable de reconnaître de nombreux objets dans l’environnement du robot.

Autre nouveauté introduite par Mammotion : la technologie NetRTK, disponible à partir d’avril 2025. Elle permet de se passer complètement de l’antenne RTK en utilisant le réseau mobile 4G ou, si la couverture est suffisante, un réseau Wi-Fi. Lors de nos essais en NetRTK via 4G, aucun écart de comportement n’a été observé. L’abonnement est offert la première année, puis facturé 50 €/an. Si l’ensemble du terrain est couvert par un réseau Wi-Fi (via des répéteurs, par exemple), l’utilisation est gratuite, mais la localisation en cas de vol ne sera alors pas possible sans le réseau 4G.

Le Mova 600 mise de son côté sur une technologie de détection LiDAR 3D. Il embarque le système UltraView™ LiDAR 3D, qui améliore nettement la détection de l’environnement. Ce capteur optimise à la fois la précision de la cartographie et l’évitement des obstacles, en s’adaptant continuellement aux changements du terrain.

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La caméra du Mammotion Yuka Mini se montre agréable à l’usage, même si elle peut paraître un peu gadget. La détection des obstacles est toutefois très efficace. Le LiDAR du Mova, de son côté, permet une installation souvent plus simple et moins contrainte par l’environnement. À noter que le tout dernier Dreame A2 combine les deux technologies (LiDAR 3D et caméra IA), dans le but de tirer parti des avantages de chacune.

Installation des deux robots tondeuses

L’un des principaux atouts du Mova 600 réside dans sa simplicité d’utilisation. L’application MovaHome fait office d’assistant intelligent, avec une prise en main rapide et intuitive. La cartographie du terrain se fait de manière précise : une fois la base installée et connectée au Wi-Fi, il suffit d’appairer le robot via l’application, puis de le guider manuellement autour du jardin comme une voiture télécommandée. Une méthode ludique et accessible.

Du côté du Yuka Mini 500, l’installation dépend du type de localisation choisi : GPS RTK, NetRTK (via réseau 4G), ou les deux. Ce choix peut sembler complexe, mais il dépend essentiellement de l’environnement immédiat :

  • En terrain dégagé, tous les systèmes fonctionnent.
  • En zone enclavée, sous les arbres ou entourée de bâtiments, le réseau satellite peut être inopérant : il faudra alors privilégier le NetRTK via 4G.

Comme pour le Mova, une cartographie est nécessaire pour définir les zones de tonte. Le Yuka a l’avantage d’intégrer une fonction de cartographie automatique : après avoir sélectionné le point de départ, le robot parcourt seul les contours du jardin, sous surveillance via une connexion Bluetooth continue. Il est conseillé de commencer par une cartographie approximative pour observer le comportement du robot et affiner les réglages par la suite.

Au final, en matière de simplicité d’installation et de compatibilité avec différents types de terrains, le Mova M600 prend l’avantage.

Application mobile

Les deux applications, que ce soit celle de Mova ou de Mammotion, se montrent très complètes. Elles proposent un large éventail de fonctionnalités : suivi de la tonte, programmation, historique, indicateurs d’entretien, gestion multi-zones, définition de zones interdites, création de chemins de liaison, réglages par zone (orientation de la tonte), détection d’obstacles, et bien plus encore.

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Sans entrer dans les détails, l’application Mova se démarque par son interface plus intuitive et sa simplicité d’utilisation. Il est notamment possible de modifier directement la carte depuis l’application (fusionner ou séparer des zones, ajouter des zones interdites prédéfinies en carré, cercle ou ligne droite), ce qui rend la gestion plus souple.

Chez Mammotion, et notamment sur la gamme Mini (Yuka et Luba), ces modifications nécessitent de piloter physiquement le robot sur le terrain pour ajuster la carte — une méthode bien moins pratique. On regrette également l’absence de certaines options, comme le réglage de la vitesse de déplacement ou la tonte des bordures, qui ne sont pas disponibles sur cette gamme.

Là encore, avantage au Mova sur l’aspect logiciel. Toutefois, le Yuka pourrait combler ces lacunes via de futures mises à jour. D’autant qu’il réserve un atout de taille… que nous détaillerons lors de nos tests.

Performances lors de nos tests

Pendant notre longue phase de test, étalée sur plusieurs semaines, les deux robots ont su nous convaincre par la qualité de tonte proposée, globalement satisfaisante.

Le Mova se montre plus à l’aise sur les terrains en pente. Il peut évoluer sur des pentes jusqu’à 45 %, à condition qu’il se trouve sur une zone plane en bas de la pente. Le Yuka, de son côté, a plus de mal à gérer les dénivelés : au-delà de 30 %, il a tendance à patiner. Dans ce cas, mieux vaut se tourner vers un autre modèle plus adapté.

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Le Yuka a toutefois un avantage : il propose un réglage du mode de demi-tour, avec deux options disponibles — un virage en plusieurs points ou un virage zéro (pivot sur place).

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Le Mova 600, tout comme les Dreame A1, A2 et Mova 1000, ne propose pas cette fonctionnalité. Résultat : des arrachages d’herbe peuvent apparaître devant la base ou en fin de ligne, notamment en terrain humide, ce qui peut détériorer le gazon sur le long terme.

Concernant la finition, les deux robots laissent une bordure non tondue de 20 à 40 cm selon la configuration du terrain. Un disque de coupe déporté — comme celui proposé sur certains modèles Worx, qui ne laissent que 5 cm de bordure — serait clairement un plus. Après avoir testé l’Ecovacs A1600 RTK et son double disque, difficile de revenir en arrière tant la finition des bordures est propre et rapide.

Côté autonomie, les deux modèles sont au coude-à-coude avec environ 50 minutes d’usage pour 90 minutes de recharge. En revanche, le Mova se distingue par des déplacements plus fluides, ce qui lui permet de couvrir une surface plus rapidement. Le Yuka, de son côté, adopte un rythme plus lent, d’autant qu’aucun réglage de la vitesse d’avancement n’est proposé.

La détection d’obstacles est efficace sur les deux robots. Le Yuka, grâce à sa caméra assistée par IA, offre une reconnaissance plus fine des objets. Cela dit, la fiabilité de l’IA n’étant pas encore totale, une vérification visuelle du jardin reste recommandée, notamment pour s’assurer qu’aucun jouet ou objet n’y traîne.

Au final, en phase de test, le Yuka tire légèrement son épingle du jeu en matière de détection et de précision. En revanche, pour les terrains en pente, le Mova 600 reste plus à l’aise et sera donc à privilégier.

Mova vs Yuka : Quel robot tondeuse choisir ?

Nous voilà au terme de ce comparatif, et il est temps de départager nos deux robots. Le Mova 600 se distingue par sa grande simplicité d’utilisation, une large compatibilité avec différents environnements, une application claire et efficace, ainsi qu’une meilleure capacité à évoluer sur des terrains pentus.

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Il bénéficie d’une installation sans contrainte et d’un fonctionnement globalement plus rapide. En revanche, comme pour les modèles Dreame, on regrette toujours l’arrachage d’herbe lors des demi-tours. Une mise à jour logicielle pourrait sans doute corriger ce défaut récurrent.

De son côté, le Yuka mini séduit par sa caméra embarquée, qui améliore la détection des obstacles et apporte une dimension plus “geek” à l’utilisation, notamment avec l’éclairage LED pour des tontes nocturnes. Il se montre également plus respectueux du gazon grâce à une motricité douce sur terrain plat, même s’il reste moins à l’aise en pente.

Vous l’aurez compris, il n’y a pas de réel perdant ni de grand gagnant ici. Ce sont deux excellents robots tondeuses pour les petites surfaces, chacun avec ses atouts et ses limites. À chacun de choisir le modèle le plus adapté en fonction des spécificités de son terrain.

Une chose est sûre : avec une mise à jour de la gestion de la motricité côté Mova, et quelques options supplémentaires dans l’application du Yuka, ces deux robots tondeuses pourraient encore monter d’un cran. Si vous souhaitez vous équiper des modèles plus récents, n’hésitez pas à consulter notre test du Mammotion Yuka Mini 2 ou encore du Mova Viax 250 !

Le petit robot tondeuse avec caméra !
Mammotion Yuka Mini

Mammotion Yuka Mini

  • Protection pour la carrosserie
  • Caméra de surveillance
  • Système NetRTK
  • Cartographie automatique
  • Lumière LED
Simple mais complet et efficace
Mova 600

Mova 600

  • Application fluide
  • Gestion de 2 cartes
  • Installation simple et rapide
  • Bonne motricité
  • Jusqu'à 800m²
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5 réflexions au sujet de “On a testé le Yuka Mini 500 et le Mova 600 : Lequel choisir ?”

  1. Merci pour e descriptif
    Pourquoi le yUka mini que vous proposez est le 500 alors que sur le site du fabriquant, ce modèle n’existe pas, il n’y a que le 600 ou 800?

    Répondre
  2. Bonjour,
    Reçu récemment le robot tondeuse MOVA 600 kit
    Impossible de finaliser l’application MOVA HOME (WIFI, Bluetooth corrects). L’application s’arrète à 4/5.
    J’ai donc contacté les services MOVA dont le lien est sur l’application. Echanges rapides et cordiaux par chat. La réponse de MOVA est que l’application pose actuellement un problème en cours de résolution par les services etc. Quand ?
    En attendant, impossiblité d’utiliser le robot.
    Je ne sais pas si d’autres acheteurs ont ce problème.

    Répondre
  3. bonjour merci pour les descriptions.
    mais il manque un point important le sav?
    comment se passe le sav si malheureusement on a une panne sur un des deux robot

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