Le M9 d’Anthbot, nous le connaissons bien : compact, précis et endurant, il nous avait laissé une très bonne impression cet été. Avec le M9 Pro, Anthbot change la philosophie de navigation en ajoutant un LiDAR 360° au RTK et à la vision par IA, dans un système baptisé HoloSense Quad-Fusion.
Nous l’avons fait travailler plusieurs semaines dans un jardin arboré, entre sécheresse estivale et fortes pluies, pour vérifier si cette évolution apporte un vrai bénéfice sur le terrain ou s’il s’agit d’un argument marketing. Découvrez notre test et avis complet du robot tondeuse Anthbot M9 Pro !
Présentation du robot tondeuse Anthbot M9 Pro
Avant de le lâcher sur la pelouse, voici ce qui change par rapport au M9 RTK, et ce qui ne change pas.
HoloSense Quad-Fusion : quatre briques de navigation
Là où le M9 RTK reposait sur le RTK et ses caméras, le M9 Pro combine LiDAR 360°, RTK, NetRTK et double caméra, sur un principe proche du Tri-Fusion du Mammotion Luba 3. Ces technologies se valident entre elles plutôt que de laisser le robot dépendre d’une seule.
Le LiDAR balaie son environnement à 360° et construit une carte en relief. Il apporte une couche de localisation supplémentaire lorsque les conditions satellite sont moins favorables, sous les arbres ou contre un mur, et fonctionne sans lumière.
Sur une grande pelouse uniforme, où le laser manque de points d’accroche, le RTK reste la référence, avec une précision annoncée au centimètre. Nous détaillons les deux approches dans notre article robot tondeuse LiDAR ou RTK.
Le NetRTK fonctionne sans antenne dans le jardin et reste gratuit à vie. Seule la connexion 4G est payante : offerte la première année, puis facturée 39,99 € par an. Sans abonnement 4G, le NetRTK passe par le Wi-Fi, à condition que le signal couvre toute la pelouse. La double caméra HDR du M9 RTK est conservée pour identifier les obstacles, Anthbot annonçant plus de 1 000 objets reconnus.
Un gabarit toujours aussi compact
Physiquement, seul le cylindre du LiDAR, assez proéminent sur le dessus, distingue le M9 Pro de son aîné. Le reste ne bouge pas : environ 10 kg, une capacité annoncée de 1 000 m², un disque de 20 cm à cinq lames de type rasoir et une hauteur de coupe réglable de 3 à 7 cm depuis l’application. La motricité repose toujours sur deux roues arrière à gros crampons et deux roues folles à l’avant.
Comme sur le M9 RTK, les terrains très humides ou trop pentus restent à surveiller. D’autres choix pour cette surface figurent dans notre sélection de robots tondeuses pour 1 000 m².
Installation et application
En passant par le NetRTK, l’installation se résume à poser la base, la fixer avec ses piquets et lancer la cartographie. Plus de câble périphérique ni d’antenne : lors de notre essai, la base de l’antenne RTK est restée débranchée. Anthbot promet une installation en trois minutes, un chiffre optimiste, mais quelques minutes suffisent effectivement.
La cartographie automatique convient aux terrains simples ; sur un jardin plus complexe, nous privilégions la cartographie manuelle. Pour étendre une zone, il suffit de modifier ses limites puis de piloter le robot le long de la nouvelle périphérie. L’application est identique à celle du M9 RTK : jusqu’à 32 zones, programmation, zones interdites et débord réglable de 5 à 20 cm en bordure.
Test en conditions réelles de l'Anthbot M9 Pro
Notre zone de test couvre 605 m² et cumule les pièges : arbres, bâtiment, puits, pergola et passages étroits. L’été y a enchaîné une sécheresse marquée puis des périodes très pluvieuses.
Une navigation sans accroc, comme sur le M9 RTK
Sur notre terrain, le M9 Pro n’a jamais perdu ses repères, près des arbres comme contre le bâtiment. Mais le M9 RTK ne nous avait déjà posé aucun problème de localisation au même endroit. Le Pro réduit sa dépendance au positionnement satellite grâce au LiDAR et à la vision : une sécurité supplémentaire pour les jardins où le RTK est réellement mis en difficulté, que notre terrain ne permet pas de mesurer.
Son format compact lui a permis de se faufiler entre le puits et la pergola, et de franchir un passage de 65 cm entre une bordure et une lampe de jardin.
Détection d'obstacles : l'épreuve du frisbee
Lors de notre essai, le frisbee posé sur sa trajectoire a été détecté et contourné sans contact. Un seul obstacle ne suffit pas à juger tous les petits objets, mais la détection ne nous a posé aucun problème sur ce que nous avons testé. Elle protège aussi le LiDAR, exposé en cas de choc.
Tonte et autonomie
Malgré la sécheresse, la tonte est restée propre et régulière. Sur nos 605 m², le robot n’a eu besoin que de deux recharges pour un passage complet. Deux fonctions du M9 sont reprises : la tonte au plus près de la base et le mode maintenance.
Un bémol en revanche sur le bruit. Le système de coupe est discret, mais la transmission des roues est plus bruyante que sur d’autres robots que nous avons testés.
Les points forts de l'Anthbot M9 Pro
Au terme de nos essais, le M9 Pro conserve toutes les qualités du M9 RTK : une tonte soignée même en pleine sécheresse, une autonomie confortable avec seulement deux recharges pour nos 605 m², et aucune difficulté sur les obstacles testés. Son gabarit compact reste un vrai atout dans les jardins encombrés, là où des robots plus imposants peinent à se faufiler.
Il y ajoute surtout deux choses. D’abord une installation sans antenne grâce au NetRTK, gratuit à vie : là où la plupart des robots RTK imposent de trouver un emplacement dégagé pour leur station de référence, il suffit ici de poser la base et de lancer la cartographie. Ensuite une marge de sécurité pour les jardins où le ciel est masqué. Un robot uniquement RTK peut perdre le signal sous les arbres ou contre un mur, un robot uniquement LiDAR manque de repères sur une grande pelouse dégagée : en croisant les deux, le M9 Pro couvre ces deux situations. C’est la logique du Tri-Fusion du Mammotion Luba 3, dans un gabarit plus compact et avec une garantie de 3 ans.
Les points faibles de l'Anthbot M9 Pro
Mais ce robot n’a pas que des avantages, et plusieurs limites du M9 RTK sont toujours là. Les caméras ne servent qu’à la navigation : pas de retour vidéo, pas de mode patrouille ni de photo des obstacles rencontrés. L’application ne propose toujours pas de mode tonte aléatoire, ne tond pas les bordures des zones interdites, et impose de relier deux zones par un chemin.
L’abonnement 4G pèse aussi : une seule année offerte, quand Mammotion inclut trois ans sur le Luba 3. Le NetRTK reste gratuit sans lui, mais il faut alors un Wi-Fi qui couvre tout le jardin. Le M9 Pro ne sait pas non plus se passer de la station RTK, alors que le LiDAR et la vision suffiraient sur bien des terrains : Anthbot annonce cette navigation LiDAR + vision seule pour sa future gamme R, attendue en 2027. Le cylindre du LiDAR, enfin, n’est pas protégé et reste exposé aux rayures. Anthbot étant une jeune marque, le SAV reste à juger sur la durée ; la garantie de 3 ans (2 ans pour la batterie) est un bon signal.

Notre avis final sur l'Anthbot M9 Pro Lidar
Alors, que penser de cet Anthbot M9 Pro ? Notre comparaison avec le M9 RTK donne une réponse nuancée. Sur notre terrain, pas vraiment. Arbres, bâtiment, passages étroits : le M9 Pro a navigué sans faute sur nos 605 m², mais le M9 RTK en faisait déjà autant. Dans un jardin où le RTK décroche, oui. Sous un couvert dense ou entre de hauts murs qui masquent le ciel, l'architecture HoloSense apporte une vraie sécurité supplémentaire.
Sur un terrain ouvert, le supplément devient difficile à justifier, d'autant que l'abonnement 4G s'ajoute dès la deuxième année si le Wi-Fi ne couvre pas tout le jardin. Le M9 RTK reste alors le choix le plus rationnel. Pour situer ces deux modèles face à la concurrence, retrouvez notre comparatif des robots tondeuses sans fil périphérique. N'hésitez pas à poser vos questions en section commentaires !
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Passionné de high-tech, Romain est un spécialiste des robots et balais laveurs. Toujours attentif aux innovations, il partage ses analyses techniques et astuces pour vous guider vers les meilleurs choix.
