Le marché des robots de piscine sans fil se densifie, mais peu de modèles affichent des ambitions aussi larges que le Mova Rover X10. Là où la majorité des appareils se limitent au fond et aux parois, celui-ci promet un nettoyage 7-en-1 qui couvre l’intégralité du bassin, de la surface de l’eau aux angles. Sur le papier, l’une des promesses les plus complètes de la catégorie.
Nous l’avons installé sur une piscine de 8 mètres par 4 et mis à l’épreuve en conditions réelles. Cette polyvalence tient-elle vraiment une fois dans l’eau ? Le flotteur connecté qui pilote le robot à distance change-t-il l’usage au quotidien ? La navigation au LiDAR sous-marin est-elle aussi précise qu’annoncé ? Réponse dans notre test et avis complet du Mova Rover X10 !
Les avantages
✅ Nettoyage 7-en-1 très complet
✅ Aspiration puissante (38 000 L/h)
✅ Navigation LiDAR AquaScan précise
✅ Pilotage à distance via AquaSonar
✅ Excellente autonomie
✅ Double filtration efficace (180 et 3 microns)
✅ Recharge par induction sans fil
Les inconvénients
❌ Qualité d'assemblage perfectible
❌ Localisation initiale assez lente
❌ AquaSonar peu pratique à désactiver
❌ Pas de mode dédié à la ligne d’eau
Présentation du Mova Rover X10
Avant de détailler notre test en conditions réelles, voici les principales caractéristiques à connaître sur ce robot de piscine sans fil signé Mova.
Un nettoyage 7-en-1 et un format imposant
Le Rover X10 revendique un nettoyage 7-en-1 qui prend en charge sept zones du bassin : la surface de l’eau, le fond, les parois, la ligne d’eau, les escaliers, les zones peu profondes et même les angles. Parmi les robots de piscine sans fil, c’est l’une des couvertures les plus ambitieuses que nous ayons vues.
Visuellement, le robot adopte un format imposant qui inspire confiance, même si l’assemblage des matériaux mériterait une finition plus soignée.
L’installation reste simple, à une condition essentielle : disposer d’une bonne couverture Wi-Fi au niveau du bassin. Le robot et son flotteur doivent en effet être connectés à un réseau 2,4 GHz.
Le sonar AquaSonar et la propulsion FloatDrive
Le pilotage du Rover X10 repose sur un sonar. Ce dispositif émet des ondes sonores sous l’eau et analyse leur écho pour détecter des objets ou mesurer des distances. Utilisé dans l’armée pour repérer sous-marins et mines, ou à la pêche pour localiser les bancs de poissons, il sert ici à localiser le robot et à communiquer avec lui sous la surface.
Côté déplacement, Mova a fait le choix d’une propulsion à jets d’eau plutôt qu’un fonctionnement classique à roues ou à chenilles. Le robot embarque au total quinze moteurs qui travaillent de manière coordonnée selon la zone à nettoyer. L’élément technique le plus intéressant reste la technologie FloatDrive : quatre moteurs à propulsion par jets associés à un contrôle différentiel intelligent. Dans la pratique, le robot se déplace avec précision, notamment lorsqu’il grimpe sur les parois, franchit des marches ou évolue dans des bassins de forme complexe.
Une poussée verticale renforcée facilite par ailleurs sa remontée à la surface en fin de cycle. À le voir évoluer dans l’eau, on comprend vite pourquoi nous l’avons surnommé le Transformer des piscines !
Le fonctionnement au démarrage
À la mise en route, l’utilisateur sélectionne un programme depuis l’application ou directement sur le robot. L’appareil entame alors une phase de localisation grâce à sa tourelle LiDAR, en restant stabilisé en hauteur à l’aide de ses turbines, à la manière d’un mini sous-marin.
Une fois sa position déterminée, il s’immerge et exécute la tâche assignée. Cette phase de localisation dure généralement entre deux et trois minutes.
Aspiration et filtration
Côté aspiration, le Rover X10 affiche une puissance annoncée de 38 000 litres par heure, un chiffre élevé pour un robot sans fil. Elle s’appuie sur une architecture originale : une brosse EdgeDrive conçue pour rester au plus près des angles et des bordures, ainsi qu’un système de doubles rouleaux qui optimise le flux d’aspiration et capture les débris dès le premier passage.
Pour la filtration, Mova voit large avec un panier de récupération de 5 litres et une double filtration. Là où le Spino E1 de Mammotion se limite à un filtre de 180 microns pour les gros déchets (feuilles, insectes, brindilles), le modèle de Mova ajoute un filtre ultra-fin de 3 microns capable de retenir des particules bien plus fines, comme la poussière ou certaines algues. Un système anti-colmatage est par ailleurs censé maintenir un débit constant à mesure que le panier se remplit.
En pratique, mieux vaut commencer avec le filtre à maille large lors des premières utilisations ou quand le bassin contient encore beaucoup de gros débris, afin d’éviter un colmatage trop rapide. Une fois les principaux déchets éliminés, le filtre 3 microns prend le relais pour affiner le travail. L’entretien se limite ensuite à l’essentiel : un rinçage du panier et des filtres sous l’eau, plus un contrôle occasionnel de la caméra, des capteurs, du LiDAR et des rouleaux.
Une autonomie taillée pour les grands bassins
Le robot embarque une batterie de 15 000 mAh annoncée pour six heures de nettoyage continu du fond, et jusqu’à douze heures en mode surface. Mova évoque une couverture pouvant atteindre 500 m² par charge.
Lors de nos tests sur une piscine de 8 mètres par 4, nous ne sommes jamais arrivés au bout de la batterie, le robot enchaînant les cycles sans difficulté.
Navigation : LiDAR sous-marin, AquaScan et PoolNavi
Après avoir transposé le LiDAR des robots aspirateurs aux robots tondeuses, Mova l’adapte cette fois au milieu aquatique. Le Rover X10 intègre un LiDAR rotatif LDS étanche conçu pour fonctionner sous l’eau et cartographier le bassin avec précision.
Cette cartographie, baptisée AquaScan, crée une carte du bassin en temps réel et adapte la trajectoire en fonction des courbes et des obstacles. Elle se double d’une technologie PoolNavi chargée d’analyser la forme du bassin pour optimiser les trajectoires. Que la piscine soit rectangulaire, ronde, en forme de haricot ou totalement libre, le robot ajuste son comportement pour maximiser la couverture, des parois à la ligne d’eau, tout en limitant les passages inutiles. Sur notre bassin, la cartographie s’est révélée particulièrement fidèle à la réalité.
Le robot s’appuie aussi sur vingt-neuf capteurs répartis dans l’ensemble de la coque pour détecter les obstacles et repérer les zones les plus sales. Lorsqu’une accumulation de saletés est détectée, il ajuste automatiquement sa vitesse, sa trajectoire et son niveau de nettoyage pour insister sur la zone concernée. Il affiche enfin une bonne compatibilité avec la plupart des revêtements : liner, PVC armé, béton, mosaïque, coque polyester, inox ou carrelage.
Pilotage à distance et récupération
C’est sans doute l’atout le plus différenciant du Rover X10 : il peut être piloté directement depuis l’extérieur du bassin grâce au flotteur connecté AquaSonar. Ce dernier maintient une communication permanente entre le robot et l’application, même lorsque l’appareil travaille sous l’eau. Depuis le smartphone, il devient possible de visualiser la tâche en cours, de consulter les informations de fonctionnement, de changer de mode, de piloter le robot à distance, de lancer un nettoyage ciblé ou de définir une zone de stationnement précise.
En surface, l’application donne accès au mode de lavage, à la programmation, à l’historique de nettoyage ou encore aux mises à jour. L’ensemble reste simple mais complet, avec logiquement moins de réglages qu’un robot aspirateur. Seul bémol, pendant les phases de transition (cartographie, immersion), assez longues, plus aucun paramètre n’est modifiable.
En fin de cycle, deux modes de récupération sont prévus : un retour automatique à la surface, ou un positionnement à un endroit précis défini par l’utilisateur. La recharge, enfin, s’effectue sur une station certifiée IPX8 à induction : il suffit de poser le robot sur sa base, sans brancher le moindre câble.
Les points forts du Mova Rover X10
Ce qui nous a le plus marqués sur le Rover X10, c’est avant tout sa polyvalence. Là où la majorité des robots se limitent au fond et aux parois, le Mova prend réellement en charge la surface, le fond, les murs, la ligne d’eau, les escaliers et les zones peu profondes. Dans la pratique, la promesse 7-en-1 est largement tenue et automatise une grande partie de l’entretien avec un seul appareil.
Le nettoyage de surface est particulièrement convaincant. Grâce à ses turbines et à sa large bouche d’aspiration, le robot récupère efficacement feuilles, insectes et débris flottants.
La technologie FloatDrive est une autre réussite. Avec ses quinze moteurs et sa propulsion par jets associée à un contrôle différentiel, le robot évolue avec une aisance étonnante dans toutes les zones du bassin.
La puissance d’aspiration de 38 000 litres par heure n’est pas qu’un argument marketing. Associée à la brosse EdgeDrive et aux doubles rouleaux, elle permet de récupérer efficacement les débris, avec un résultat très propre après un cycle complet. La filtration suit la même logique : le panier de 5 litres et la double maille 180 puis 3 microns captent aussi bien les gros déchets que les particules très fines.
L’autonomie est tout simplement excellente. Sur notre piscine de 8 x 4 mètres, nous ne sommes jamais parvenus à vider complètement la batterie, le robot enchaînant les cycles sans broncher.
La navigation figure elle aussi parmi les grandes réussites. L’association du LiDAR AquaScan et de PoolNavi permet une cartographie fidèle et des déplacements bien plus méthodiques que sur les modèles semi-aléatoires.
Mais c’est l’AquaSonar qui apporte le vrai confort d’utilisation : modifier les paramètres à distance, lancer un nettoyage ciblé ou rappeler le robot à un point précis pour le récupérer représente un niveau de contrôle rarement vu sur un robot de piscine, et évite bien souvent de sortir la perche.
Enfin, la recharge par induction sans fil et l’entretien réduit au minimum (un simple rinçage du panier et des filtres) finissent de rendre l’usage agréable au quotidien.
Les axes d'amélioration du Mova Rover X10
Malgré ses nombreuses qualités, le Rover X10 n’est pas exempt de défauts. Le premier concerne la qualité perçue : si l’ensemble inspire confiance par ses dimensions et sa conception technique, certaines finitions mériteraient plus de soin pour un produit positionné sur le segment premium.
La phase de localisation demande aussi un peu de patience. Entre l’analyse du bassin par le LiDAR et les transitions entre immersion et remontée, il faut compter deux à trois minutes avant que le robot n’entre réellement en action ou que l’on puisse intervenir via l’application.
Le fonctionnement repose par ailleurs sur une connexion Wi-Fi 2,4 GHz de bonne qualité. Dans les environnements où la couverture est moyenne autour du bassin, certaines fonctions connectées deviennent moins stables : mieux vaut vérifier le signal avant l’installation.
L’AquaSonar, malgré son intérêt évident, souffre de plusieurs contraintes. Il nécessite sa propre recharge et nous ne sommes pas parvenus à l’éteindre complètement pour préserver sa batterie. Sa présence peut en outre compliquer la fermeture de certains volets roulants ou rideaux de piscine.
Nous regrettons également l’absence d’un mode dédié à la ligne d’eau. Le robot la traite lorsqu’il nettoie les parois, mais un programme spécifique aurait été un plus, peut-être via une future mise à jour.
Autre point qui nous laisse mitigés : la présence de buée à l’intérieur du module LiDAR. Mova indique que le phénomène est normal, mais difficile de ne pas s’interroger sur ses conséquences à long terme sur le vieillissement des composants. L’appareil est heureusement garanti 3 ans.
Contrairement à certains concurrents comme le Mammotion Spino S1 Pro, aucun dispositif n’a été prévu pour faciliter la sortie de l’eau. Même après avoir évacué une partie de l’eau qu’il contient, le Rover X10 reste relativement lourd à manipuler lors de sa récupération ; un système de roulettes pour le déplacer jusqu’à la station aurait été un plus.
Reste enfin la question du tarif. Son prix élevé (hors promotion) se justifie par son niveau technologique et sa polyvalence unique, mais tous les utilisateurs n’auront pas besoin d’un robot aussi complet. Mova propose d’ailleurs dans sa gamme le Mova Diver A10, plus abordable, qui assure un bon nettoyage du fond pour un budget nettement inférieur.

Notre avis final sur le Mova Rover X10
Le Mova Rover X10 est probablement l'un des robots de piscine les plus impressionnants que nous ayons eu l'occasion de tester. Sur le papier, ses promesses semblaient presque trop ambitieuses ; une fois dans l'eau, il tient ses engagements.
Sa polyvalence 7-en-1, sa navigation au LiDAR, son autonomie à toute épreuve et surtout le pilotage à distance via l'AquaSonar le placent parmi les modèles les plus aboutis du marché. Il s'adresse avant tout aux propriétaires de bassins aux formes complexes, avec escaliers, plages ou zones peu profondes, qui veulent confier l'entretien complet de leur piscine à un seul appareil.
Pour une piscine rectangulaire classique où seul le fond compte, un modèle plus accessible comme le Mova Diver A10 assurera l'essentiel pour un budget nettement inférieur. Il faudra par accepter quelques points faibles (finitions perfectibles, sonar difficile à éteindre, sortie de l'eau peu pratique) mais pour qui cherche un robot capable de gérer presque seul l'entretien d'un bassin exigeant, le Rover X10 s'impose comme une référence à considérer cette année !
Passionné de high-tech, Romain est un spécialiste des robots et balais laveurs. Toujours attentif aux innovations, il partage ses analyses techniques et astuces pour vous guider vers les meilleurs choix.
